Bannière Le royaume d'Andoras

Histoire générale

Cette page est un long résumé de l'histoire du continent Ecridel. Il constitue la base avec la page sur la race de votre personnage pour participer au RP sans dire de bêtises.

Sommaire :


Ere antique

Parmi les peuples les plus actifs d’aujourd’hui, les Elfes furent les premiers à émerger en Ecridel, suivis de près par les Nains. Chacune de ces deux races se développa longtemps de son côté, ignorant jusqu’à l’existence de l’autre. Puis, quelques milliers d’années plus tard, les Elfes commencèrent à élargir petit à petit les limites de leur royaume, rayonnant autour d’Asteras, la cité qu’ils avaient fondée. De leur côté, les Nains avaient bâti la forteresse de Karad Zirkomen au cœur des montagnes du nord d’Ecridel, et leur expansion s’était limitée à la région et ses alentours.

C’est à cette période qu’on estime la naissance du peuple centaure. Il est dit qu’à cette époque eut lieu un phénomène astronomique inexplicable : en pleine nuit, le Soleil s’était levé, était monté dans le ciel en quelques secondes et avait dissimulé pendant un bref instant la Lune qui était alors pleine. Après quoi, il avait de nouveau disparu derrière l’horizon, aussi vite qu’il était apparu. Si on en croit la légende, lorsque la Lune réapparut, elle avait perdu de son éclat. Certains astronomes elfes prétendent qu’on put observer après ces phénomènes de nombreuses étoiles filantes, déchirant la voûte céleste par groupes de deux à cinq, et semblant toutes se diriger vers l’est.

Les Elfes interprétèrent ces évènements comme des présages de réussite, et accélérèrent leur politique de conquête, prenant d’assaut les terres des peuples voisins. Ils parvinrent ainsi à élargir leur domaine, aux dépens de nombreuses tribus humanoïdes comme les Orcs, les Trolls ou encore les Gobelins. Ces peuplades se retirèrent dans les montagnes ou les forêts les plus proches où elles construisirent de petits villages desquels elles lançaient quelques raids occasionnels sur les villages des Elfes.


Village Orc

Les Elfes eurent néanmoins davantage de difficultés avec le peuple nain. Ces derniers se firent connaître lorsqu’ils vinrent en aide à une caravane elfique qui avait subi une attaque surprise d’un groupe de Trolls. Cependant, l’orgueilleux général Andil Kerithä, qui était responsable des armées elfiques du nord, et qui avait rencontré ces Nains, les trouvait arrogants. De plus, leur physique était à ses yeux une insulte, et certains des membres de ce peuple étaient établis dans les plaines jouxtant les montagnes, plaines qu’il comptait conquérir. Faisant fi de l’aide que les Nains leur avaient apportée, il attaqua lesdites plaines et en chassa ses occupants. Puis, désireux de briser dans l’œuf toute riposte, il pénétra dans les montagnes avec son armée, avec pour objectif de trouver Karad Zirkomen et de la prendre. Le siège de la ville fut un échec retentissant pour l’armée elfique qui fut repoussée par les infranchissables défenses de la cité. Dans une impitoyable contre-attaque, les Nains, menés par le thain Baram II, chassèrent les Elfes des montagnes et descendirent vers le sud, déterminés à marcher sur les grandes plaines qui constituaient l’Empire elfique. Le conflit fut évité de justesse, lorsqu’une délégation envoyée par le roi des Elfes vint à la rencontre de Baram. Le souverain avait appris les actions menées par Kerithä contre les Nains, et craignait que les actions de celui-ci ne lui fassent de puissants ennemis. Les deux peuples parvinrent à un statu quo : les Nains purent récupérer leurs terres et renoncèrent à leur campagne. De son côté, Kerithä fut désavoué et banni d’Asteras et de tous les territoires elfiques.

Néanmoins, ni cet armistice ni la volonté des deux souverains d’éviter davantage de conflits ne suffirent à apaiser les tensions, et les années qui suivirent furent marquées par d’innombrables escarmouches dans les régions frontalières des deux royaumes. Les groupes de guerriers elfes ou nains s’aventurant sur le territoire de l’autre peuple pour mener des raids contre les villages isolés devinrent rapidement monnaie courante, indépendamment de l’arrêt officiel des combats. Chez les Nains, la motivation principale était la vengeance. La brusque invasion elfique avait prélevé un lourd tribut chez les populations civiles des Collines Sanglantes, et nombreux étaient ceux qui voulaient voir les Elfes payer. Du côté elfique, la déchéance d’Andil Kerithä ne faisait pas l’unanimité, et des centaines d’Elfes étaient prêts à poursuivre son œuvre pour la grandeur de l’Empire.

Cette période fut marquée par une grande instabilité diplomatique, et les deux royaumes manquèrent plus d’une fois de replonger dans la guerre. Et ce malgré les efforts de quelques idéalistes qui tâchèrent de resserrer les liens entre les peuples au milieu de ce climat délétère.

Le conflit entre Elfes et Nains, bien qu’essentiel à la compréhension de la situation géopolitique actuelle, ne fut cependant pas l’événement le plus marquant de l’Ere Antique. Car vint un jour où de mystérieux artefacts firent leur apparition sur Ecridel. Des pierres d’apparence précieuse et renfermant un grand pouvoir. Nains comme Elfes eurent tôt fait de mettre la main sur ces pierres et d’utiliser leur puissance contre leurs ennemis. Cette puissance n’était cependant pas tant à leur service qu’à celui de Golgorosh, puissant Prince Démon issu d’un autre plan qui avait lui-même envoyé les pierres sur Ecridel. En effet, leur utilisation régulière par les Elfes et les Nains allait lui permettre de créer un portail entre leur plan et le sien. Son plan ne tarda pas à se réaliser, et il lança contre Ecridel une invasion sauvage et sanglante. Malgré une alliance de circonstance, les Elfes et les Nains échouèrent à repousser la horde. Seule l’intervention inespérée des Primes Dragons, huit créatures légendaires, leur permit de vaincre les démons, au prix de lourdes pertes.

Cette guerre aux conséquences désastreuses eut au moins le mérite de réduire la haine qui opposait Elfes et Nains, car les deux peuples avaient combattu côte-à-côte un ennemi commun. Mais sans l’effacer pour autant. Deux traités, l’Edit de Bienveillance et le Traité de Passivité, signés respectivement par le roi des Elfes et le Thain des Nains, instaurèrent un climat stable entre les deux peuples. Chacun étant cependant prêt à reprendre les armes contre l’autre au premier casus belli valable. Depuis, les relations entre Nains et Hauts-Elfes sont très froides.

Mis à part les terres des Nains, les Elfes purent conquérir la quasi-totalité du monde connu : leur Empire s’étendait de la côte ouest d’Ecridel à la future forêt de Pelethor, qui s’étendait à l’époque du désert au sud jusqu’aux montagnes au nord. Cependant, alors qu’ils étaient à leur apogée, ils furent confrontés à un nouvel ennemi.

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