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Histoire générale

Cette page est un long résumé de l'histoire du continent Ecridel. Il constitue la base avec la page sur la race de votre personnage pour participer au RP sans dire de bêtises.

Sommaire :


Ere des Hommes

L’Ere des Hommes débute avec l’arrivée des navires humains sur les côtes occidentales d’Ecridel, menés par l’amiral Fenthis, issu des terres de la maison Lannister. La traversée avait été particulièrement rude, et les fugitifs les plus faibles n’y avaient pas résisté : les vivres s’étaient épuisées rapidement, contraignant les passagers à de sévères restrictions, certains navires s’étaient fracassés contre des récifs, et le scorbut avait fait des ravages parmi les autres. Le débarquement eut lieu près de deux mois après leur départ, dans la Baie de l’Epervier. Les navires jetèrent l’ancre au niveau du détroit qui marquait l’ouverture de la baie, près de la plus septentrionale des deux péninsules qui le constituaient. La péninsule méridionale était en effet à la limite nord du marais de Ténagos, ce qui la rendait insalubre et impropre à les accueillir.

Ils établirent un premier avant-poste qu’ils entourèrent de palissades, effrayés par ce qui pouvait les attendre sur ces terres inconnues. Ils se trouvaient alors au cœur des terres des Hauts-Elfes. Lorsque ces derniers apprirent leur arrivée, ils crurent d’abord en une nouvelle invasion. La délégation qu’ils envoyèrent revint heureusement avec des nouvelles rassurantes concernant les nouveaux-venus : les étrangers avaient été chassés de leurs terres et ne cherchaient qu’un endroit où établir leur nouveau foyer.

Le roi Aeris comprit rapidement l’intérêt de se faire l’allié des Humains : non seulement ils finiraient par devenir des partenaires commerciaux idéaux, mais un soutien militaire leur était devenu particulièrement désirable depuis que les Holdars avait fait chanceler leur puissance. Ce souverain devint donc rapidement ce que les Taliens désigneraient plus tard comme l’architecte de l’union des Elfes et des Hommes. Il offrit aux réfugiés un large territoire du sud de ses terres, bordant les marécages et faisant le tour de la Baie de l’Epervier, tout en leur disant qu’ils pouvaient s’étendre autant qu’ils le voudraient sur les terres marécageuses, s’ils parvenaient à les rendre habitables. Les Humains s’installèrent donc sur les terres généreusement offertes par Aeris. Ils établirent de nombreux campements de réfugiés autour d’une zone qu’ils choisirent au bord de la mer, dans la Baie de l’Epervier, pour accueillir leur capitale : Yris. Une majorité des réfugiés se consacra ainsi à l’édification de la cité, tandis que quelques autres contribuaient à draguer les eaux des marais environnants. La dernière pierre de la muraille ceinturant Yris fut posée près de 5 ans plus tard. Il ne s’agissait alors que d’une vaste bourgade dépourvue de grands bâtiments, les bâtisseurs ayant favorisé la construction de maisonnettes pour loger leurs familles dans des conditions décentes. Elle deviendrait 400 ans plus tard l’un des centres névralgiques du continent, et sa plus grande ville portuaire.


Yris, capitale des Taliens

C’est à ce moment que les dissensions entre les familles atteignirent leur paroxysme : les décisions étaient gérées depuis leur arrivée par un conseil constitué de l’héritier légitime de chaque maison, et les avis avaient souvent tendance à diverger sur des problèmes aussi simples que la répartition des ressources entre les habitants. C’est pourquoi les représentants de Skelden et d’Adœlath décidèrent de faire sécession, suivis par une partie de leurs peuples respectifs, même si nombreux étaient ceux qui n’avaient plus la volonté de connaître l’exil et de quitter eux aussi leur nouveau foyer.

Les membres de la maison Adœlath reprirent la mer en direction du sud, tandis que les Skelden se dirigeaient vers les régions septentrionales d’Ecridel. Aucun des deux clans ne souhaitait trop s’éloigner des deux autres, car même si l’entente entre eux était désirable, nul n’oubliait que c’est grâce à l’alliance entre les trois nations que l’humanité avait pu échapper aux Xanthes.

Les Skelden, menés par Grimson Rippelsmin, débarquèrent donc dans le Septentrion, en raison des similitudes que présentait cette région avec leurs terres natales : un climat froid, de grandes prairies clairsemées de neige la moitié de l’année, et totalement recouvertes durant l’autre moitié. Autour de ces prairies, d’immenses forêts de conifères et, à l’est, les Monts Blanchecime qu’ils préférèrent ne pas explorer avant de s’être établis. Après avoir chassé quelques tribus orques des forêts du Septentrion, les Skelden trouvèrent une profonde vallée glaciaire, le fjord de Ferdelance, surmontée d’un piton rocheux, où ils décidèrent d’établir leur capitale : Björnhill.


Fjord Ferdelance

Björnhill

C’est depuis cette ville, hautement fortifiée, qu’ils se lancèrent à la conquête des environs, arrachant aux peuplades humanoïdes des environs les terres dont ils avaient besoin pour constituer leur royaume : le Vasaheim. Ils parvinrent ainsi à s’approprier un large territoire, aujourd’hui divisé en cinq grandes régions. C’est durant cette politique d’expansion qu’ils rencontrèrent les Nains. Leurs relations, tout juste cordiales aux premiers temps, devinrent très chaleureuses lors de l’Hiver Cruel. Cette année, la mauvaise saison fut particulièrement longue et rude, commençant au milieu de l’automne pour s’achever bien après le début du printemps. Le blizzard constant, les famines, les meutes de loups (ou d’Orcs pour les moins chanceux) harcelant les villages et les épidémies poussèrent les deux peuples à se serrer les coudes. Cet hiver, bien que lourd de conséquences au niveau humain, permit un rapprochement significatif, puis une amitié durable entre les Skelden et les Nains. Ces derniers donnèrent même à ces Humains le nom d’Agars , ce qui signifie approximativement fiers guerriers. Ce titre, d’autant plus honorifique qu’il n’est que rarement donné à des non Nains, fut adopté par les Humains, qui abandonnèrent le nom de Skelden car il faisait partie du passé et qu’aucun d’entre eux ne le portait encore.

De leur côté les Adœlath gagnèrent le sud. Leurs bateaux longèrent les côtes de Ténagos, contournèrent la péninsule du Kistarian, passèrent en vue de la forêt de Korri, pour finalement débarquer à l’est de celle-ci, dans le désert de Salith. La région était moins clémente que la province qu’ils avaient abandonnée à Rion, mais c’était ici que le mode de vie serait le plus proche de ce qu’ils y avaient connu.

Ils s’établirent autour d’une vaste oasis située à une vingtaine de lieues de la côte. Après avoir reconnu les alentours pour s’assurer que ces terres étaient vierges, ils décidèrent d’y poser les fondations de leur cité. Les Adœlath, qui avaient adopté le nom d’Hélions pour des raisons devenues obscures avec le temps, baptisèrent leur cité Babylios : la Perle des Sables. Après quelques années à coloniser les environs, ils organisèrent trois grandes expéditions pour explorer les terres les plus éloignées. Leur peuple était en effet connu pour le talent de ses cartographes, et ce longtemps avant d’avoir quitté Rion.

La première expédition s’aventura vers l’ouest, avec pour objectif de remonter la côte qu’ils avaient longée auparavant. Ses membres atteignirent la Forêt de Korri, sombre et touffue, dont s’échappait une puissante aura magique. Les quelques Hélions chargés d’en faire une rapide exploration firent état de la présence de nombreuses ruines et de plusieurs espèces inconnues, mais dont l’affinité avec la magie apparaissait flagrante aux Sorciers.


Ruines dans la forêt de Korri

Continuant vers l’ouest, ils atteignirent la péninsule du Kistarian et l’orée de la jungle qui la couvrait. Le groupe chargé de l’explorer ne put aller bien loin, et rebroussa chemin après que six de ses membres eurent été tués par la faune hostile. Enfin, remontant vers le nord, ils atteignirent le marais de Ténagos. Cette fois-ci, parmi ceux qui y furent envoyés, seul un homme revint vivant. Ayant totalement perdu la raison, il fut abattu par ses compagnons lorsqu’après un violent accès de fièvre, il tenta d’égorger l’un d’entre eux.

La deuxième expédition se dirigea vers la forêt de Pelethor au nord-est. Si les Elfes Sylvains, méfiants, s’assurèrent que les routes vers Mitriath leur seraient closes, les Centaures, eux, laissèrent venir ces étrangers jusqu’à Shaël’Vohs, petit avant-poste au sud-ouest de Naël’Kaldora, où ils organisèrent une rencontre. La délégation centaure, menée par le Chaman de l’époque, Uzsar, se montra très accueillante avec les Hélions. Ceux-ci, qui avaient prévu quelques cadeaux en cas de rencontre avec des peuples autochtones, les offrirent de bon cœur aux Hommes-Chevaux. Cependant, parmi ces cadeaux se trouvait un vase sur lequel figurait une scène de la mythologie humaine : Solaris vainquant Niklea, déesse de la Nuit, en combat singulier. Les dieux étaient mis en scène sous forme humaine dans quatre figures représentant quatre étapes du combat et le soleil éclipsant la lune. A peine Uzsar eut-il vu les motifs du vase que le sourire de son visage laissa place à une extrême gravité. Les autres Centaures regardèrent à leur tour l’objet et entrèrent dans une colère noire. Uzsar brisa l’objet sur le sol, et ses compagnons dégainèrent leurs armes. Malgré la barrière de la langue, le Chaman fit comprendre aux Hélions qu’ils n’étaient pas les bienvenus, que leur sens de l’honneur les obligeait à les ramener vivants aux portes de leur domaine, mais qu’ils étaient désormais considérés comme des ennemis. Les Hélions, totalement abasourdis par ce revirement d’attitude aussi soudain qu’incompréhensible, retournèrent à Babylios pour annoncer la nouvelle à leurs seigneurs.

La dernière expédition, qui se dirigea vers le nord-ouest, disparut corps et biens. Les recherches lancées quelques mois plus tard pour en retrouver la trace se révélèrent infructueuses. Nul ne sait à ce jour ce qu’il est advenu de ses membres.

Ere du Renouveau =>